Zoé devait naître le 6 janvier, mais n’ayant aucun signe de ta venue, mon accouchement a été programmé pour le jeudi 12 janvier 2005. Le 11 au soir un dernier rendez-vous avec le médecin et là nous apprenons que je rentre le soir même à la maternité… Dominique et moi sommes étonné et du coup notre dernière soirée tout les 2 est un peu écourtée…

Le soir à la maternité on m’a mis un gel pour commencer le travail. J’ai eu quelques contractions pendant la nuit, mais rien d’insupportable. Dominique m’a rejoint le lendemain matin, peu de temps après m’avoir mis sous perfusion (vers 6h du matin). J’ai très vite commencé à avoir mal dans le dos. Heureusement que Dominique était là pour que je lui serre très fort la main. Je hurlais de douleur et la position qui me faisait le moins mal était à 4 pattes, car mon dos était soulagé. La sage femme ne voulait pas me faire la péridurale car j’étais seulement ouverte à 2 et avait peur que cela stoppe le travail. Mais en même temps elle m’a dit que je faisais peur aux autres femmes qui accouchaient en criant !! Elle a percé la poche des eaux en espérant que cela aide à accélérer les choses, mais cela à juste augmenté les douleurs. Je n’ai jamais eu aussi mal de ma vie, et je n’avais pas le temps de récupérer entre 2 contractions. Une se terminait à peine que je sentais l’autre arriver. J’étais épuisée. Je me disais que je devais tenir le coup pour mon bébé, que même si je mourrai je devais tenir pour qu’elle puisse naître. La douleur était tellement forte que j’avais vraiment la sensation que j’allais mourir de douleur. Dominique était désemparé devant ma douleur et n’arrivait pas à me soulager car le moindre contact était insupportable.

Finalement à 10h30 j’ai eu le droit à la péridurale. Je me suis tout de suite sentie mieux. Et j’ai même pu me reposer un peu car j’étais vraiment fatiguée des douleurs de la matinée. Le travail a continué régulièrement, finalement en étant plus détendu mon col s’ouvrait. Plus le temps passait plus j’avais hâte de rencontrer ma petite fille. Le monitoring montrait que le cœur de mon bébé battait à merveille.

Vers 16h 30 on m’a amené en salle d’accouchement et mis les pieds dans les étriers. Quelle position désagréable. Quand la sage femme me demandait de pousser je me cambrais ce qui empêchait ma petite Zoé de descendre. Cette position n’était vraiment pas naturelle pour moi (je crois que c’est à ce moment là que je me suis dit qu’il était hors de question d’accoucher de nouveau dans cet instrument de torture, qui doit bien sûr être très confortable pour le gynéco, mais c’est moi qui accouche, c’est moi qui doit me sentir bien !!). La sage femme a aidé Zoé à descendre en appuyant sur mon ventre… Après quelques temps j’ai réussi à pousser suffisamment pour qu’elle sorte, j’ai tout de suite entendu ces cris. Je l’ai trouvé magnifique. C’était un moment magique. Ce moment où on devient maman, où la vie de ce bébé devient plus importante que tout. Quand Dominique a pris Zoé dans les bras elle a arrêté tout de suite de pleurer et à regarder son papa lui parler, c’était incroyable.

Nous avons passé un long moment l’une contre l’autre le temps qu’on nous amène dans notre chambre et elle a tout de suite compris comment téter.

Caro
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